Les violences faites aux femmes aujourd’hui 

Contrairement à ce que nous lisons souvent, les violences sexuelles et sexistes ne sont pas un fléau : elles sont les conséquences de la domination masculine dans toutes les sphères de décision. En France, elles font l’objet de mesures prises à leur encontre par tous les gouvernements depuis des années grâce, notamment, aux mobilisations des mouvements féministes. Pourtant, le nombre de victimes ne baisse pas, les violences restent enracinées et même de nouvelles formes de violences prennent de l’ampleur comme, par exemple, le cyber harcèlement. Les lois votées renforcent celles déjà votées sans que les budgets répondant aux réels besoins des femmes n’y soient raccordés. Ainsi, et sans doute dès sa création, le ministère des droits des femmes est sous doté quand les femmes représentent un peu plus de 50% de la population. 

« La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence fondé sur l'appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique
ou dans la vie privée. » 

* Organisation des Nations-Unies, Déclaration sur l'Elimination de la violence contre les femmes adoptée, Novembre 1993.

Depuis des années, nous nous battons pour que la lutte contre les violences sexuelles et sexistes commence dès l’éducation des enfants, pour que tous les professionnels susceptibles d’accueillir des victimes soient formés, pour que les lois soient appliquées, comme par exemple, les ordonnances de protection qui sont encore délivrées aux compte-gouttes, pour que l’éviction du conjoint soit réelle, pour que des places d’hébergement non mixtes gérées par des associations au personnel formé soient créées, pour que les victimes de viol puissent bénéficier de lieux où les preuves puissent être conservées, pour que les spécificités des plus jeunes femmes soient pleinement reconnues, comme par exemple la multitude des violences subies dès leur plus jeune âge ou l’absence de revenu lors qu’elles fuient les violences. 

Bien sûr, depuis le mouvement #metoo il semblerait que notre société prenne conscience de l’ampleur de ces violences. Bien sûr nous avançons. Mais si lentement. Et trop souvent nous continuons d’agir par type de violences, en séparant pas exemple violences conjugales, violences intrafamiliales, viols et prostitution, plutôt que de penser les violences sexistes et sexuelles dans un cadre systémique. 

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